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Urgent : Président cherche majorité....

N°363



Semaine du 20 au 24 Mars 2017


Malgré une actualité chargée, la semaine passée s’est finalement terminée sans incident majeur. Pour une fois, les derniers sondages ne s’étaient pas trompés, et les élections législatives aux Pays-Bas ont finalement vu le parti de l’actuel Premier Ministre s’imposer assez largement, assurant ainsi une majorité forte à ce pays fondateur de l’Union Européenne.


La situation est un peu différente de l’autre côté de l’atlantique, où le Président Trump peine à rassembler et à s’assurer le soutien total des Républicains. En effet, après avoir évité un bras de fer entre l’administration Trump et la Réserve Fédérale qui a finalement opté pour une politique monétaire relativement conciliante avec les intérêts de la Maison Blanche, c’est maintenant face au Congrès américain que se heurte le Président. C’est à nouveau la réforme de l’Obamacare qui est au coeur du débat, un sujet qui avait sans doute été sous-estimé par l’ex-candidat, mais aux enjeux majeurs. L’allègement des dépenses liées à cette réforme devait en effet permettre à Donald Trump de mettre en oeuvre une partie de son programme, du moins en matière de fiscalité. La réduction des impôts aux sociétés était pourtant considérée comme acquise par les marchés, et ces derniers commencent désormais à douter, voire même à reculer comme ce fut le cas lundi lorsque le S&P500 perdait 1.24%, sa plus forte baisse depuis l’investiture de Trump. Et si le 45ième président des Etats-Unis ne tenait finalement pas toutes ses promesses ? Une éventualité a priori sous-estimée par les marchés, et il apparaît donc urgent pour le président de trouver des soutiens pour ne pas décevoir.


En Europe, la semaine a été marquée par deux faits importants. D’abord en France, puisque lundi se tenait le premier débat politique d’envergure. Celui-ci ne réservait pas de grandes surprises, mais a permis aux candidats de renforcer leurs positions sur certains points et au contraire de marquer leurs divergences. Dans les sondages, la situation n’a que très peu évoluée, et la prime de risque sur les taux français demeure donc inchangée. D’autre part, le gouvernement britannique a enfin donné une date pour le déclenchement du Brexit. Cette décision, déjà intégrée par les marchés, n’a pas eu d’impact notable, mais on attend toutefois la décision de Theresa May quant au référendum écossais, qui pourrait rendre le Brexit encore plus compliqué qu’il ne l’est déjà.


Enfin le pétrole continue d’attirer l’attention. Les Etats-Unis ont en effet annoncé la remontée des stocks de barils, alors que l’OPEP tente toujours de réduire leur niveau, situé bien au-delà de la moyenne des cinq dernières années. Le mouvement initié par l’organisation depuis le début de l’année avec 1.2 Mb/j en moins se voit opposer une hausse de 0.3 Mb/j qui devrait continuer à s’amplifier. Ce jeu de vases communicants ne devrait donc pas permettre aux prix de se stabiliser dans un futur proche, et pour y parvenir, l’OPEP devra vraisemblablement annoncer prochainement un durcissement de ses accords.