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Les marchés retiennent leur souffle......

N°362



Semaine du 13 au 17 Mars 2017


Aux Etats-Unis se tient ce mercredi le Conseil de politique monétaire de la Fed. Si les conclusions ne seront présentées que dans la soirée par Janet Yellen, il est désormais considéré comme acquis que cette réunion aboutira à un durcissement de la politique monétaire menée par la Fed. Toutefois, on ignore encore dans quelle mesure les taux directeurs seront relevés, et surtout quel sera le rythme imposé par l’institution. On parle en effet désormais de quatre hausses des taux directeurs pour l’année en cours, et presque le double pour l’année prochaine, au risque de contrarier la politique pro-croissance du Président Trump. Plus que la hausse des taux, qui est quasiment déjà actée et dont l’impact est déjà visible sur les taux souverains, c’est donc l’éventuel bras de fer qui risque de s’engager entre Donald Trump et la Réserve Fédérale en cas de politique monétaire trop agressive qui sera surveillé par les marchés, surtout lorsque l’on connaît le caractère imprévisible du Président Américain.


Les les élections législatives aux Pays-Bas retiennent également l’attention des marchés ce mercredi. Celles-ci constituent la première des quatre échéances politiques à venir en Europe avant d’entrevoir les prémices d’un projet de relance. Les derniers sondages ainsi que les derniers débats politiques donnent l’avantage au parti actuellement en place à la tête du pays, même si le poids de l’extrême droite dans les intentions de votes demeure conséquent. Les résultats seront divulgués ce soir, et même s’il est impossible de connaître l’issu du scrutin, il apparaît de plus en plus probable que ces élections aboutissent à une coalition forte qui ne remettent pas en cause le projet Européen. Les regards seront ensuite tournés vers les élections présidentielles françaises qui se tiendront dans moins de 40 jours.


Toujours en Europe, la Chambre des Communes ainsi que celle des Lords ont validé mardi la loi permettant l’activation de l’article 50 par le gouvernement Britannique. Le Brexit semble donc en marche et Theresa May est a priori en mesure de déclencher l’article 50 avant la fin du mois de mars. Mais cela était sans compter sur Nicola Sturgeon, la première ministre écossaise. Celle-ci a en effet annoncé lundi qu’elle demanderait la semaine prochaine l’autorisation au gouvernement britannique pour organiser un nouveau référendum d’indépendance. Rappelons que l’Ecosse avait voté à 62% pour rester au sein de l’Union Européenne. Theresa May pour sa part devrait difficilement pouvoir refuser une telle demande de l’Ecosse compte tenu qu’elle prône le respect de la voix du peuple. Un tel rebondissement plongerait alors le Royaume-Uni dans une longue période d’incertitude puisque ce nouveau référendum pourrait n’avoir lieu qu’en 2018 ou 2019.