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L'Europe semble être sur la bonne voie......

N°359



Semaine du 20 au 24 Février 2017


Alors que les Etats-Unis viennent de terminer leur premier mois sous l’ère Trump et que la Fed n’en finit plus d’annoncer la remontée des taux directeurs, en Europe la croissance semble bel et bien de retour, et tout laisse à penser que la BCE mettra fin à son programme d’achats d’actif dès la fin de l’année. En effet les publications d’indicateurs avancés ce mardi viennent confirmer la bonne tendance entamée depuis le dernier trimestre 2016. On pense notamment à l’indice PMI composite de la zone euro qui continue de progresser à 56,0 contre 55,4 en janvier alors que les attentes étaient stables. Cela devrait soutenir l’emploi au sein de la zone euro qui est déjà bien orienté avec un taux de création de postes à son plus haut depuis 2008. L’unique obstacle pour que la BCE ne cesse son programme d’achat demeure alors l’inflation sous-jacente, dont le retour devrait logiquement s’opérer dans les mois ou trimestres à venir si la progression de ces indicateurs se confirme. Les seuls doutes qui subsistent quant à la pérennité de ce redémarrage concernent bien évidemment les risques politiques. Si ce risque semble limité pour les élections présidentielles, il ne faut néanmoins pas oublier les élections législatives qui pourraient empêcher d’obtenir une majorité claire à l’assemblée. Les autres élections à venir d’ici la fin de l’année chez nos voisins européens ne devraient pas non plus être en mesure de fragiliser l’intégrité de la zone euro, mais ces échéances appellent toutefois à une certaine vigilance et les évènements récents aux Etats-Unis sont là pour nous rappeler que rien n’est jamais acquis.


Aux Etats-Unis d’ailleurs, les interventions de la Fed se font de plus en plus nombreuses, permettant ainsi de jauger les réactions des marchés à la modification prochaine de sa politique monétaire. Malheureusement, les plus de 180 tweet de Donald Trump depuis son investiture n’ont pas permis de clarifier les intentions réelles du président, notamment en matière d’investissement et de politique budgétaire. La Fed navigue donc à vue mais devrait tout de même être en mesure de tenir son calendrier sur fond de trois hausses des taux au cours de l’année. Le fait que les autres grandes banques centrales soient dans la même dynamique que la Fed et prévoient également à terme la remontée de leurs taux directeurs permet à la Fed d’éviter de subir une appréciation trop brutale du dollar qui devraient donc continuer de s’apprécier de façon modérée jusqu’à atteindre la parité eurodollars d’ici la fin du trimestre.


Au Japon également les signaux sont dans le vert. La Banque du Japon annonce même à demi-mot la fin de sa politique monétaire ultra accommodante. La situation de l’emploi est en effet très bonne voire excellente et l’indice PMI du pays reste bien orienté, seule la hausse des salaires des employés japonais et l‘inflation censée en découler peine encore à se matérialiser.