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Retour sur le Brexit......

N°354



Semaine du 16 au 20 Janvier 2017


Speech de Theresa May pour définir les contours de la sortie britannique de l’Union Européenne. La Grande Bretagne regagnera le plein contrôle de ses frontières, mettant fin automatiquement au droit des citoyens de l’Union Européenne de vivre et travailler sur l’île. La première ministre Britannique s’est voulue rassurante et constructive, faisant preuve d’une réelle volonté de trouver un compromis gagnant pour les deux partis. La théorie d’un « hard Brexit » semble donc écartée, rassurant au passage les marchés avec un fort rebond de la livre.


La BCE a confirmé sa décision de poursuivre sa politique de quantitative easing, en abaissant toutefois le montant d’achat à 60 milliards par mois à partir de mars 2017 au lieu de 80 milliards actuellement. Cependant, il est clair que la BCE restera sur la défensive un certain temps encore, au moins au-delà des échéances électorales à venir au sein de la zone euro. On peut en effet penser que la BCE conservera une politique accommodante tant que les niveaux d’inflation constatés n’atteindront pas les niveaux cibles de l’ordre de 2%. Pourtant la pression est forte du côté du ministre de l’économie allemand, qui continue de réclamer la diminution des mesures de soutiens de la BCE dès cette année, comme d’autre au sein du conseil des Gouverneurs. Les Minutes de la BCE confirment en effet de réelles dissensions au sein de l’institution.


Du côté des Etats-Unis, l’investiture de D. Trump aura lieu en cette fin de semaine, et malgré sa première conférence de presse mercredi dernier, il est toujours difficile de savoir à quoi s’attendre. Une grande partie de l’allocution du 45ème président des Etats-Unis était en effet réservée à la façon dont il entendait gérer ses affaires pendant son mandat, ainsi qu’à se disculper suite au dernier scandale dont il a été victime, mais finalement très peu d’information ont filtré concernant la gouvernance des Etats-Unis et l’application de son programme. Le futur président a confirmé qu’il continuerait à faire preuve d’interventionnisme si nécessaire, il est cependant resté beaucoup plus discret sur des questions telles que la baisse des impôts et les nombreux investissements promis lors de sa campagne.


Par ailleurs, les obligations, ajustées de l’inflation aux Etats-Unis, baissent depuis un mois, dernier signe que les attentes du marché sur la croissance sous l’administration Trump sont revues à la baisse. Les taux à 10 ans, donc ajustées de l’inflation, sont passés de 0.74% à la mi—décembre, à 0.38% aujourd’hui. Historiquement, ils augmentent dans une économie qui se renforce.


Le pétrole. Selon les analystes Saoudiens, la baisse de production de l’OPEP aura atteint son objectif de désengorger le marché d’ici le mois de juin, ce qui laisse entrevoir une nouvelle hausse de la production après cette date.