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Les échéances passent mais sans rupture......

N°349



Semaine du 5 au 9 Décembre 2016


Il y a quelques temps, nous anticipions une forte aversion au risque d’ici la fin de l’année due à quatre évènements majeurs politiques ou de politiques monétaires : la réunion de l’OPEP, le référendum Italien et les réunions de la BCE et de la Fed.


Jusqu’ici pas de rupture, les membres de l’OPEP ont trouvé un accord et acté une réduction de leur production et même le résultat du vote Italien largement négatif (60% en faveur du « non ») et la démission de Matteo Renzi ne semble pas modifier la dynamique des marchés actions à court terme.


La recapitalisation de la banque Monte Paschi Di Siena et la possible participation de l’Etat Italien est au cœur des préoccupations de la semaine. En effet, la banque soit réunir 5 milliards d’euro de capital pour satisfaire aux exigences des régulateurs européens et réduire le montant des créances douteuses.


En zone euro, la BCE devrait étendre son programme d’achat d’actifs lors de sa réunion de demain, jeudi 8 décembre, mais la taille atteinte par le bilan de la banque centrale est telle que le cycle est plus proche de la fin. L’action de la BCE reste cruciale, car une réduction des achats, couplée avec un risque politique élevé pourrait faire progresser fortement les taux d’intérêts et ainsi compromettre la reprise économique.


Par ailleurs, en zone euro, la consommation des ménages et les dépenses publiques ont été les plus importants contributeurs au PIB au troisième trimestre selon Eurostat. Par rapport à la période avril-juin, le PIB a augmenté de 0,3% au troisième trimestre.


Aux Etats-Unis, la croissance de l’activité dans le secteur des services atteint son plus haut niveau depuis 1 an. Cette bonne nouvelle valide un peu plus l’hypothèse d’une hausse des taux lors de la prochaine réunion de la Fed le 14 décembre.


Par ailleurs, plusieurs membres de la Fed ont indiqué que le resserrement monétaire induit par les hausses des taux souverains et du dollar va dans le bon sens puisqu'il correspond à des anticipations d'une politique budgétaire plus expansive. Il faudra toutefois reconsidérer cette position quand les nouveaux pouvoirs élus prendront des décisions concrètes.