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La demande intérieure, moteur de la croissance…...

N°303



Semaine du 21 Décembre au 25 Décembre 2015


Un des moteurs de la croissance mondiale cette année aura été la consommation dans les économies développées. Avec la chute des prix des matières premières, en particulier du pétrole, le pouvoir d’achat des ménages a reçu un coup de fouet qui s’est reflété dans les dépenses. Pour 2016, l’équation sera sensiblement la même. Les cours de l’or noir ont de nouveau chuté brutalement en fin de semaine dernière suite à la hausse du nombre de plateformes d’exploration aux Etats-Unis, et sont en chute continue depuis cet été ce qui devrait soutenir la demande domestique avec toutefois une zone d’incertitude: la volonté des ménages à utiliser cette manne financière. Si nous pouvons penser que c’est une excellente nouvelle pour la croissance mondiale grâce au support apporté à la consommation, les banques centrales risquent de voir l’inflation s’éloigner encore de sa cible de 2%. Alors que la Fed vient de procéder à sa 1ère hausse de taux directeurs, le contexte plaide toujours pour un resserrement monétaire très lent en 2016.


En France, l’Insee a publié ses prévisions pour la 1ère partie de l’année 2016. L’institut anticipe une croissance solide de +0,4% sur chaque trimestre après seulement +0,2% sur les 3 derniers mois de 2015. En cette fin d’année, l’activité est pénalisée par les répercussions des attentats sur les services et les températures exceptionnellement élevées. Par la suite, la faiblesse de l’euro, du pétrole et des taux soutiendront la croissance avec notamment une reprise progressive de l’investissement des entreprises.


En Espagne, le résultat des élections est un coup porté au bipartisme et le prélude à des négociations très incertaines pour former un gouvernement. L’issue la plus probable semble être un scénario proche de celui du Portugal avec une alliance des partis de gauche mais dans l’attente les actifs espagnols risquent d’être sous pression.


Aux États-Unis, Il est nécessaire d’intégrer les confirmations successives par les membres de la Fed qu’ils envisagent bien quatre hausses de taux directeurs en 2016, à un rythme qui semble, à ce stade, être trimestriel. Si ceci devait s’avérer, le dollar poursuivrait plus rapidement que prévu sa tendance haussière aussi bien face à l’euro qu’aux autres principales devises. . Du fait de la faiblesse des cours des matières premières, les indices de prix devraient rester durablement sous pression aux Etats-Unis avec un risque persistant d’effet de second tour. Pour la Fed, cela signifie qu’une grande prudence sera nécessaire dans le resserrement monétaire pour espérer que le taux d’inflation revienne vers sa cible de 2%.

Dans ce contexte, la baisse continue du baril de pétrole reste une aubaine pour la croissance mais un casse-tête pour les banques centrales qui cherchent désespérément à ramener l’inflation vers la cible de 2%. Plusieurs responsables de la Fed ont déclaré que le resserrement monétaire serait particulièrement lent dans ce contexte, ce qui devrait limiter les pressions haussières sur les taux et le dollar.