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Etats Unis des signaux encourageants…...

N°313



Semaine du 29 Février au 4 Mars 2016


Après un ralentissement de l’activité durant la seconde partie de l’année 2015 provoqué par la hausse du dollar et la chute du pétrole, les premiers mois de l’année 2016 démontrent la résilience de la 1ère économie mondiale. En effet, les données économiques se succèdent aux Etats-Unis avec des signaux rassurants sur une stabilisation de la croissance : ISM manufacturier en hausse par rapport à Janvier (à 49,5 contre 48,2 en janvier) et des dépenses de construction au plus haut depuis 8 ans (elles ont gagné 1,5% en rythme annualisé 7 pour s'établir à 1.140,8 milliards de dollars, leur plus haut niveau depuis octobre 2007). La croissance américaine pourrait progressivement repartir de l’avant permettant ainsi à la Fed de poursuivre son resserrement monétaire. Les marchés financiers qui avaient fait preuve d’un pessimisme excessif s’ajustent cette semaine comme en témoigne le net rebond des taux américains et du dollar.


Le rebond des cours du pétrole est également un signal positif, il reste cependant très fragile étant donné qu’il repose sur un espoir d’entente entre les pays producteurs. Ce scénario n’est pas encore d’actualité mais la remontée des cours se fera avant tout avec la baisse de la production nord-américaine.


En Chine en revanche, les indices PMI de février restent mal orientés. La publication des indices PMI ressortent en baisse et à un niveau faible. Selon les données officielles, l'indice manufacturier recule à 49,0 (vs 49,4 le mois précédent), tandis que celui des services passe à 52,7 vs 53,5, restant en territoire positif mais un cran en-dessous de celui de janvier. Ces indicateurs illustrent le ralentissement progressif du rythme de croissance dans une phase de transition vers la consommation domestique et les services. Cet ajustement se fait dans un contexte de surcapacités persistantes dans le domaine manufacturier. Les autorités vont donc continuer à mettre en place des mesures monétaires (telles que la baisse du taux des réserves obligatoires des banques mise en place mardi 1er février qui vise aussi à compenser la réduction des liquidités dans l'économie liée à la sortie des capitaux), budgétaires (en relevant le déficit de l'état central) et la mise en oeuvre de réformes.


Par ailleurs, la BCE doit faire face à la rechute du taux d’inflation, ces chiffres décevants laissent une porte ouverte à la BCE pour plus d’assouplissement monétaire lors de sa réunion de Mars. Dans la lignée des données pour la France, l’Allemagne ou l’Espagne, le taux d’inflation en zone euro devrait baisser à cause des prix de l’énergie, alimentant les craintes du retour de la déflation.


Les ministres des Finances et banquiers centraux du G20 ont déçu sur plusieurs points ce week-end du 27 février : (1) Pas d’annonce d’un programme de dépenses pour stimuler l'économie mondiale (2) Mise en avant de risques spécifiques dont la volatilité des marchés/flux de capitaux, la chute des matières premières et le Brexit (3) Des divergences sur l’utilisation de la dette et des taux négatifs.