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Nouvelle réunion d’une banque centrale…...

N°315



Semaine du 14 Mars au 18 Mars 2016


Lors de la réunion de la semaine passée, la BCE s’est montrée très accommodante et a confirmé qu’elle allait continuer d’assouplir davantage sa politique monétaire. Après une certaine hésitation, les marchés financiers ont salué les mesures prises par la BCE, ce qui s'est traduit par un regain d'appétit pour les actifs risqués. La réaction de l'euro qui a nettement rebondi face au dollar a cependant déçu car la zone euro a besoin d'une devise faible pour soutenir la croissance et l'inflation. Cependant, l'évolution des taux de change dépendra également du comportement des autres banques centrales dont plusieurs se réunissent cette semaine. Notamment la réunion de politique monétaire de la Banque centrale américaine qui sera clôturée ce mercredi 16 mars au soir par une conférence de presse de sa présidente. Les attentes se situent surtout autour de la mise à jour des scénarios de l’institution en termes de croissance, d’inflation et du nombre prévisionnel de remontée des taux directeurs en 2016.


Aux Etats-Unis, la croissance envoie des signaux divergents. D’un côté, l’industrie avec l'indice Empire manufacturing qui a rebondi pour revenir à 0,62 soit un point haut depuis juillet 2015 et de l’autre la consommation ; Les ventes au détail ont reculé en février et le fort rebond de janvier, qui avait permis de se rassurer sur l'économie américaine, a été révisé à la baisse. La consommation reste le principal moteur de la croissance américaine mais déçoit lorsque l’on considère la récente baisse des cours des matières premières et l'amélioration sur le marché du travail. Ainsi, une nouvelle accélération des dépenses des ménages semble nécessaire pour permettre de dissiper les craintes d'un ralentissement additionnel aux Etats-Unis.


Concernant le baril du pétrole, les propos tenus par l'Iran, soit l'absence de volonté de geler le niveau de production jusqu'à ce que le niveau de 4 millions de barils par jour soit atteint, continuent de peser car elle rend moins crédible la mise en application d'un accord entre les grands pays producteurs, en plus des craintes d'accumulation de stocks vu que la production reste à ce stade toujours en net excèdent.


En Chine, les statistiques de ce weekend témoignent de la poursuite du ralentissement et de l'ampleur de la tâche pour les autorités. La banque centrale a pour autant réitéré sa volonté de conduire une politique accommodante si nécessaire, mais sans volonté de déprécier la devise, en particulier pour éviter d'alimenter les sorties de capitaux.


Au Japon, le gouvernement et la Banque centrale qui espéraient une hausse des salaires pour stimuler la consommation et en finir avec la menace de la déflation sont déçus. En effet, les négociations salariales pour 2016 entre le patronat japonais et les délégués syndicaux ont débouché sur une hausse des salaires plus faible qu'espérée et plus faible que celle de l'année précédente (+2,5% environ à partir du mois d'avril par les constructeurs automobiles). Le gouverneur de la Banque du Japon en a ainsi profité pour rappeler que l'institution était prête à mener une politique monétaire plus expansive si nécessaire.