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La confiance en zone euro ébranlée…...

N°316



Semaine du 21 Mars au 25 Mars 2016


Suite aux événements tragiques survenus hier, nos pensées vont avant tout aux victimes et à leurs proches.


Les attentats qui ont frappé la Belgique placent encore plus l'Europe dans l'incertitude autant sur le plan politique qu'économique. Même si les raisons d’être positif sur l’économie européenne sont nombreuses (reprise du cycle du crédit soutenu par la BCE, amélioration des conditions d’emploi…), les éléments extérieurs tels que les flux migratoires et les attentats fragilisent l’activité économique. En effet, même si les indices PMI du mois de mars suggéraient une légère accélération de l’activité (Composite à 53.7 (vs. 53 attendu), Services à 54.0 (vs. 53.3 attendu) et Manufacturing à 51.4 (conforme aux attentes)), un impact négatif est à craindre. Cet impact dépendra surtout de la réaction des consommateurs européens qui constituent le moteur de la reprise de la croissance de la zone.


Par ailleurs, les attentats de Bruxelles vont alimenter les incertitudes liées au « Brexit ». En effet, la sécurité intérieure est régulièrement mise à mal par des attentats et cela renforce les positions des partisans du Brexit. A 3 mois du référendum du 23 juin, un sondage ICM publié hier mardi 22 mars et réalisé avant les attentats de Bruxelles donne à nouveau les partisans du Brexit en tête à 43% contre 41% pour les opposants et alimentent un sentiment négatif qui a fait baisser la livre hier.


Toujours en zone euro, le président de la Bundesbank, Jens Weidmann a rappelé son opposition à la politique menée par la BCE. Selon lui, l’assouplissement monétaire perd de sa puissance avec le temps et la nécessité de l’accroitre régulièrement alimente les risques de formation de bulles. Il a par ailleurs réitéré que la politique monétaire ne pouvait pas régler tous les problèmes en zone euro et qu’il était nécessaire de mettre en oeuvre des réformes structurelles au sein de la zone afin d’apporter de nouvelles perspectives en termes de croissance et d’emploi.


Aux Etats-Unis, l’immobilier reste très volatil, les reventes de maisons existantes aux US ont rechuté en février (-7,1%), après les hausses spectaculaires de fin 2015. La forte volatilité du marché a débuté après à la mise en place d’une nouvelle réglementation en octobre, qui clarifie les caractéristiques des prêts financiers, contraignant les ménages à mieux comprendre ce à quoi ils s’engagent.


Par ailleurs, des discours moins prudents que celui de Janet Yellen lors de sa conférence de la semaine dernière émergent de la part des membres de la Fed concernant la remontée de ses taux directeurs. L’intervention du président de la Réserve Fédérale de Richmond qui est confiant sur la cible d’inflation, rappelle que si les données d’inflation confirment une tendance haussière la Fed pourrait agir plus rapidement qu’elle l’a laissé entendre la semaine dernière à l’issue de la réunion de politique monétaire.